Ce livre est une version « revue et augmentée » du premier livre que Thierry Girard a publié en 1982. Œuvre de jeunesse dans laquelle il revendiquait l’influence de ses glorieux aînés, Lee Friedlander, Tony Ray-Jones et au premier rang d’entre eux Robert Frank. Elle s’inscrit également dans un moment décisif de la photographie en France. Dans le cadre d’un travail rétrospectif sur l’ensemble de l’œuvre, la revisite des archives de Far-Westhoek a imposé une nouvelle et plus large sélection.
Le texte d’Arnaud Claass (photographe et écrivain) argumente cette démarche : « À mon sens, Far-Westhoek représente à la fois la prégnance d’une culture artistique complexe et la brillante réussite de son dépassement. » […] C’est donc ce territoire du Westhoek, extrémité ouest de la région, qui est l’objet d’une assomption photographique, caractérisée par un mélange d’inquiétude et de fausse banalité, de rudesse laborieuse et de truculence populaire, contexte autour duquel rôdent de puissantes forces naturelles (le vent, la mer, les dunes) ».
Ce livre est également un hommage, par ses allusions, ses citations esthétiques et graphiques à la cultissime première édition des Américains de Robert Frank (Delpire, 1958).
